Puis, ce fut le dimanche suivant que toute la famille alla visiter un autre lieu plus envoûtant que le précédent. “Notre Dame de la Garde” également appelée localement “la Bonne Mère” considérée par la population comme la gardienne et la protectrice de la cité.
[Située sur un piton calcaire de 149 mètres d'altitude au sud du Vieux-Port, elle dominait Marseille]. Une autre journée merveilleuse pour Jeanne.
Le ciel était lumineux et splendide, le chemin tortueux et rocailleux qui portait au sommet était orné de fleurs rouges et dorées qui mettaient en valeur les sombres feuillages.
Quelle agréable escalade.
Toute la famille grimpait respirant l’air pur et parfumé. Quel plaisir lorsque arrivé au sommet du promontoire, Marseille, la merveilleuse Marseille, s’étalait à leurs pieds.
Au loin, la mer avait l’air sereine, d’imperceptibles petites vagues gazouillantes venaient s’étendre sur le rivage, elles jouaient comme des petits enfants, elles étaient brodées de blancs, et se dépêchaient d’accourir sur la grève pour s’y reposer un peu pour puis s’en retourner vivaces.
Tout était en gaieté et en sourire cette journée qui passa trop vite… Épuisés par la longue randonnée, tous s’en retournèrent heureux. Le soleil s’en allait se coucher avec eux, il s’enflammait à l’horizon prêt à s’effondrer dans les flots.
Jeanne regardait les liserons* bleus qui s’accrochaient à la moindre muraille alors que sa maman chantait une vieille chanson que jadis fredonna sa mère. Une chanson que Jeanne chanta ensuite à ses enfants “car les chansons sont de frêles immortelles, elles volent de lèvre en lèvre à travers les âges” (A. France)…